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Par
Axelle
11/2/2020
Le VSEO (video search engine optimization) désigne l'ensemble des pratiques qui aident vos vidéos à être découvertes, indexées et affichées par les moteurs de recherche, en premier lieu Google et YouTube. C'est le référencement naturel appliqué à la vidéo.
Les pratiques ont beaucoup changé depuis nos premiers conseils publiés en 2020. Google affiche désormais les vidéos dans plusieurs espaces et propose des moments clés qui renvoient vers un passage précis. YouTube, de son côté, a précisé ce qu'il prend en compte dans sa recherche.
Ce guide fait le point : la définition actuelle, le fonctionnement de Google, les leviers YouTube, un tableau récapitulatif et les erreurs à éviter.
Le VSEO est une discipline qui couvre deux terrains : Google, qui indexe des pages contenant des vidéos, et YouTube, qui classe des vidéos publiées sur la plateforme. Les deux moteurs ne fonctionnent pas de la même manière.
Sur Google, l'unité de base reste la page web. Le moteur doit comprendre qu'une page contient une vidéo, savoir de quoi elle parle et pouvoir en afficher une miniature. Sur YouTube, l'unité de base est la vidéo elle-même, avec son titre, sa description, ses chapitres et les réactions des spectateurs.
Il ne faut pas confondre le VSEO avec l'effet d'une vidéo sur le référencement global d'un site. Cette question est traitée dans notre article sur la vidéo comme atout pour le SEO de votre site. Ici, l'objectif est plus direct : faire apparaître vos vidéos elles-mêmes dans les résultats.
La vidéo ci-dessous, réalisée par nos équipes, rappelle les grands principes du référencement naturel.
Les emplacements vidéo de Google sont les zones de la recherche où une vidéo peut s'afficher avec sa miniature, sa durée et sa source. Selon la documentation Google Search Central consacrée aux vidéos, elles peuvent apparaître dans les résultats principaux, dans le mode Vidéos, dans Google Images et dans Discover.
Pour un responsable communication, ce sont autant de portes d'entrée. Une recherche informative peut afficher des vidéos au milieu des liens classiques, et une vidéo explicative bien décrite peut y trouver sa place.
Google peut aussi afficher des moments clés. Ce sont des liens vers des passages précis d'une vidéo, présentés comme une table des matières. L'internaute accède directement à la partie qui répond à sa question, ce qui rend les vidéos longues et structurées plus utiles dans les résultats.
L'indexation vidéo est le processus par lequel Google repère une vidéo sur une page, en extrait les informations et décide de la proposer dans ses résultats.
Google recommande de créer une page de visionnage dédiée à chaque vidéo, lorsque cela a du sens pour votre activité. Une page de visionnage est une page dont le contenu principal est une vidéo. Un article de blog qui intègre une vidéo en complément n'en est pas une, au sens de Google.
Google précise aussi que la page doit elle-même bien fonctionner dans la recherche pour que sa vidéo soit prise en compte. Une page vide, lente ou sans texte utile pénalise donc la vidéo qu'elle contient. Ajoutez un titre clair, un court résumé et, si possible, la transcription.
Le moteur repère les vidéos intégrées dans des balises HTML video, iframe, embed ou object. Évitez de charger la vidéo uniquement après un clic, un balayage ou via un fragment d'URL (la partie après le dièse), car Google risque de ne pas la voir.
Les données structurées sont un code invisible pour l'internaute qui décrit la vidéo à Google dans un format standard. D'après la page Google sur les données structurées vidéo, trois propriétés sont obligatoires : name (le titre), thumbnailUrl (la miniature) et uploadDate (la date de première mise en ligne).
D'autres propriétés sont recommandées : description, duration, contentUrl (l'adresse du fichier vidéo) ou embedUrl (l'adresse du lecteur). Google demande que le titre, la description et la miniature soient propres à chaque vidéo et fidèles à son contenu réel.
Un sitemap vidéo est un fichier qui liste les pages de visionnage de votre site et les informations des vidéos qu'elles contiennent. On y indique l'URL de la page, celle de la miniature et celle du fichier ou du lecteur. Il complète les données structurées et aide Google à découvrir des vidéos qu'il aurait pu manquer.
Pour Google, la miniature doit être accessible à Googlebot : elle ne doit pas être bloquée par le fichier robots.txt ni protégée par une connexion. La documentation recommande une URL de miniature unique et stable pour chaque vidéo, et la même URL dans toutes vos sources (balise poster, sitemap, données structurées). Les formats courants sont acceptés, dont JPEG, PNG et WebP.
Pour une vidéo hébergée sur votre site, deux balisages permettent de proposer des moments clés. Clip vous laisse définir vous-même le début, la fin et le libellé de chaque segment. SeekToAction indique à Google comment construire une URL qui démarre la vidéo à un instant donné, pour qu'il identifie lui-même les passages.
Dans les deux cas, la vidéo doit pouvoir démarrer ailleurs qu'au début via son URL et durer au moins 30 secondes. Clip est pris en charge dans toutes les langues de la recherche Google. SeekToAction concerne une liste plus restreinte de langues, dont le français. Pour une vidéo YouTube, Google s'appuie sur les horodatages de la description.
Le référencement YouTube est l'optimisation d'une vidéo pour le moteur de recherche interne de la plateforme. Selon la page d'aide YouTube sur le fonctionnement des recherches, le système donne la priorité à trois facteurs : la pertinence, l'engagement et la qualité.
La pertinence mesure la correspondance entre la requête et le titre, les tags, la description et le contenu de la vidéo. L'engagement reflète le comportement des spectateurs, par exemple la durée de visionnage pour une requête donnée. La qualité repose sur des signaux de compétence et de fiabilité de la chaîne sur un sujet.
Le titre doit nommer le sujet avec les mots que votre audience emploie, sans promettre ce que la vidéo ne montre pas. La description reprend le sujet dès les premières lignes, puis détaille le contexte, les ressources citées et les liens vers votre site. Les tags, eux, ont un rôle mineur : YouTube les présente surtout comme un moyen de couvrir les fautes d'orthographe fréquentes.
Les chapitres découpent la vidéo en sections nommées. D'après l'aide YouTube sur les chapitres vidéo, il faut lister au moins trois horodatages dans la description, par ordre chronologique, en commençant par 00:00. Chaque chapitre doit durer au moins 10 secondes. Notre tutoriel pour chapitrer une vidéo YouTube détaille la manipulation. Ces mêmes horodatages servent à Google pour ses moments clés.
Les sous-titres rendent la vidéo accessible aux personnes sourdes ou malentendantes et aux spectateurs qui regardent sans le son. Un fichier relu est préférable aux sous-titres automatiques, qui peuvent mal transcrire les noms propres ou le vocabulaire technique. Notre guide pour créer des sous-titres pour sa vidéo présente les méthodes possibles.
La miniature est souvent le premier contact entre la vidéo et l'internaute. L'aide YouTube sur les miniatures personnalisées recommande le format 16:9 pour les vidéos et une image aussi grande que possible ; le compte doit être validé pour importer une miniature personnalisée. Pour la conception, voyez nos conseils pour créer des miniatures vidéo efficaces.
Pour la marche à suivre complète sur la plateforme, consultez notre guide en 6 étapes pour bien référencer votre vidéo sur YouTube.
Ce récapitulatif classe les leviers selon le moteur sur lequel ils agissent principalement.
| Levier | Où il agit | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Page de visionnage dédiée | Créer une page dont la vidéo est le contenu principal, avec un titre et un texte qui la décrivent. | |
| Balise HTML du lecteur | Intégrer la vidéo via video, iframe, embed ou object, sans exiger de clic ni de fragment d'URL pour la charger. | |
| Données structurées VideoObject | Renseigner au minimum name, thumbnailUrl et uploadDate, puis description, duration et contentUrl ou embedUrl. | |
| Sitemap vidéo | Déclarer l'URL de la page de visionnage, la miniature et l'URL du fichier ou du lecteur. | |
| Miniature | Google et YouTube | Une URL stable et accessible à Googlebot pour le site ; une image 16:9 lisible en petit pour YouTube. |
| Moments clés | Baliser Clip ou SeekToAction sur le site, ou ajouter des horodatages dans la description YouTube. | |
| Titre | YouTube et Google | Formuler le sujet avec les mots de votre audience, sans promesse que la vidéo ne tient pas. |
| Description | YouTube et Google | Résumer la vidéo dès les premières lignes, puis détailler le contexte et ajouter les liens utiles. |
| Chapitres | YouTube et Google | Lister au moins trois horodatages dans l'ordre, en commençant par 00:00. |
| Sous-titres | YouTube | Importer un fichier relu plutôt que se contenter des sous-titres automatiques. |
| Suivi | Google et YouTube | Consulter le rapport d'indexation des vidéos de la Search Console et les statistiques de YouTube Studio. |
Certains leviers servent les deux moteurs : les horodatages d'une description YouTube créent des chapitres et peuvent nourrir les moments clés de Google.
Les erreurs de référencement vidéo sont des choix techniques ou éditoriaux qui empêchent une vidéo d'être trouvée ou comprise. Les plus courantes sont simples à corriger.
Pour le suivi, la Search Console propose un rapport d'indexation des vidéos. Il indique combien de pages de visionnage indexées contiennent une vidéo indexée, et donne les raisons pour lesquelles d'autres ne le sont pas.
Un accompagnement orienté référencement consiste à penser la diffusion dès la conception de la vidéo, plutôt qu'après sa livraison. Chez TopoVideo, nous travaillons le script et le découpage en séquences de manière à faciliter ensuite les chapitres et les moments clés.
À la livraison, nous pouvons vous fournir les éléments utiles à la mise en ligne : fichiers de sous-titres, propositions de titres et de descriptions, découpage horodaté. Que la vidéo soit en motion design ou filmée, l'objectif reste le même : un contenu clair, bien structuré et facile à comprendre pour vos publics comme pour les moteurs.
Le SEO classique vise à positionner des pages web dans les résultats de recherche. Le VSEO vise à faire découvrir, indexer et afficher des vidéos, que ce soit dans Google (résultats principaux, onglet Vidéos, Discover) ou dans le moteur interne de YouTube. Les deux disciplines partagent des bases communes : comprendre l'intention de recherche, rédiger des titres clairs, produire un contenu utile. Le VSEO ajoute des éléments propres à la vidéo, comme les miniatures, les chapitres, les sous-titres, les données structurées VideoObject et le sitemap vidéo.
Les deux options sont compatibles et répondent à des objectifs différents. Une vidéo publiée sur YouTube profite de l'audience et du moteur de recherche de la plateforme. Une vidéo intégrée sur votre site, avec une page de visionnage dédiée et des données structurées, peut apparaître dans Google en renvoyant vers votre domaine. Beaucoup d'entreprises combinent les deux approches. Le choix dépend surtout de l'endroit où vous souhaitez que l'internaute atterrisse.
Elles ne sont pas obligatoires pour que Google trouve une vidéo, car le moteur détecte aussi les balises video, iframe, embed ou object dans le code HTML. Elles restent recommandées par Google, car elles fournissent des informations explicites : titre, miniature, date de mise en ligne, durée, description. Trois propriétés sont exigées si vous les utilisez : name, thumbnailUrl et uploadDate. Elles sont aussi nécessaires pour baliser des moments clés via Clip ou SeekToAction sur une vidéo hébergée sur votre site.
Pour une vidéo YouTube, le plus simple consiste à ajouter des horodatages et des libellés dans la description, qui créent aussi des chapitres sur la plateforme. Pour une vidéo hébergée sur votre site, Google propose deux balisages. Avec Clip, vous indiquez vous-même le début, la fin et le nom de chaque segment. Avec SeekToAction, vous indiquez à Google comment construire une URL pointant vers un instant précis. Selon Google, la vidéo doit durer au moins 30 secondes. L'affichage final reste à la discrétion du moteur.
Leur rôle est limité. Selon le centre d'aide YouTube, les tags servent surtout à couvrir les fautes d'orthographe fréquentes sur votre sujet. Leur effet sur la visibilité est sinon mineur. Vous pouvez donc en ajouter quelques-uns sans y passer de temps. Votre énergie sera mieux investie dans un titre explicite, une description structurée, des chapitres, des sous-titres soignés et une miniature lisible, qui servent à la fois le référencement et l'expérience du spectateur.
Aucun délai ne peut être garanti. Google doit d'abord explorer et indexer la page, ce qui ne se fait pas instantanément. Il précise aussi qu'une page de visionnage doit elle-même bien fonctionner dans la recherche pour que sa vidéo soit prise en compte. Sur YouTube, la visibilité dépend de la pertinence, de l'engagement et de la qualité perçue de la chaîne. Le plus sûr est de suivre les rapports de la Search Console et de YouTube Studio sur plusieurs mois avant de tirer des conclusions.
Le VSEO ne repose sur aucune astuce cachée. Il combine une page de visionnage soignée, des métadonnées précises, une miniature accessible, des chapitres et des sous-titres de qualité. Aucun de ces leviers ne garantit un classement, mais leur absence réduit nettement les chances d'apparaître.
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